Le défilé de Jean-Paul est à 14h30, dans ses ateliers au 325 rue Saint Martin, dans le 3ème. Comme j’y suis déjà allé et que je reste convaincu d’avoir une bonne mémoire, je me dis : « Kamel, pas besoin de plan, t’as des super pouvoirs, t’es Batman, tu vas sentir ton chemin… ». Je l’ai tellement bien senti que je me suis retrouvé rue Saint Denis…
Et à mon avis, cela m’étonnerait que Jean Paul ait eu l’envie de s’installer dans les parages…
Moi, ce jour là, j’avais décidé que le képui m’acompagnerait. j’ai une bonne bouille quand je l’ai et déclenche les sourire et la complicité des gens…
Le képi est vert. et comme les frimats de l’hiver me font frissoner le corps, je décide de porter ce jour là un beau lauden. vert. résultat des course : je ressemble à un agent de la RATP… Et cette armée de cette ressemble que je me retrouve à circuler dans la rue Saint Denis…
Les gens me regardent… je souris, de peur de me faire alpaguer… Mais l’idiot du village que je suis ne se contente pas de sourire : il a sortit son appareil photo devant tout le monde pour … juste effacer les phtos déjà mises en ligne… sauf que je suis le seul à savoir cela. Pas les autres et encore mois les… Filles de joie et leur percepteur.
Je décide d’emprunter une ruelle. A l’entrée de la ruelle, un colosse, abrité par un grand imper en cuir et qui a décidé de prendre soin de ses mains en les protégeant de gants en cuir. Moi, histoire de sympathiser, je lui souris et comme un con, je lui montre mon appareil. Il me sort une tronche de maffieux russe. Je me dis qu’il a dû recevoir ses impôts… Je tourne la tête vers l’intérieur de la rue et me rends compte que de chaque côté de la ruelle, perché sur des hauts talons de 20 cm se tiennent des « filles de joie » qui n’en avaient plus que le surnom. Je réalise soudainement que le grand monsieur qui me faisait la gueule étaiet en fait le… souteneur. Le proxenète quoi ! Et elle, ses ouvrières.
Une fille de joie, qui aurait pue être mamère m’interpelle sur un ton aggressif.
La fille de joie : tu prends pas de photo compris !
Moi, en souriant : pourquoi je vous prendrais en photo ?
La fille de joie : je te préviens, compris ! Tu prends pas de photo, ok !
Je la egarde et j’ai envie de lui dire : « madame, votre sein traine par terre ». Mais je suis cool et … j’ai surtout peur que le proxénète me prenne par le col. Alors je la joue cool mais je te vane quand même.
Moi : heu, je ne veux pas vous vexer, je prends en photos les gens qui ont du style.
La fille de joie : Tu peux répeter ?
A ce moment là, je comprends qu’il faut que je décampe. La fin de la rue est à 50m. Je peux y arriver en 20 secondes. je baisse la tête,range mon appareil dans la poche et avance sans montrer de nervosité… 50m… 40m… 30m…je n’entends pas de pas dérière moi; leproxénète a du rester en place…. Mais s’il avait des baskets… je me fais peur… 20m…10m… je sors de la ruelle… je sors mon appareil photo pour prendre en photo la rue… Une pute file se cacher dans son immeuble en ruine…
La fourure : le point commun entre l’univers du luxe et la prostitution finalement… Vite, je file au défilé de Jean-paul Gaultier, et plutôt que de me fier à mes super pouvoir, cette fois je demande mon chemin…
La suite dans quelques instants… Au plaisir de vous lire…







« Votre sein traîne par terre »… ahahah!!!!
mais c’est très sympa comme coin…
Les photos sans tes commentaires sont moins bien
il faut écrire aussi !!
Fred the Mole
La fourure : le point commun entre l’univers du luxe et la prostitution finalement
LOL et cést vrai pourtant
ça y est Fred !
j’ai rajouté les com
dis-moi si ça te plait mieux ainsi !
kamel
Bravo pour ce billet et quelle excellente idée de mettre en regard l’univers de la prostitution et celui du luxe. Si le premier est sordide et le second chatoyant, peu de choses les distinguent, pourtant.
Tu ne crois pas si bien dire dans ta conclusion : une fois, je tombe à la télé sur un reportage d’une émission de Mireille Dumas consacré à un travesti. Il est filmé au bois de Boulogne, vêtu d’un bikini et enveloppé dans un manteau de fourrure. Quelques semaines après, je feuillette le dernier numero du Vogue français (oh non ! Carine Roitfeld dirait « Paris » et pas « la France » !) et que vois-je dans une série spéciale mode de plage ? Un mannequin en bikini et manteau de fourrure !