In this 6 pages article, I explain what are the themes of the coming articles about the last Paris fashion week and how photographers (greed and too numerous) destroyed lots of my pictures
Quelle douceur que de se réveiller bercé par les clapotis de la pluie sur les tuiles du toit. Les sanglots longs de l’automne, bercent mon coeur d’une langueur monotone. Je me sens bien. Je suis sur mon lit, branché sur Deezer, à écouter une sélection de Violon solo. Cela m’aide à oublier une semaine très dure psychologiquement. Et avant cela, ma fashion week parisienne fut choquante et désespérante : TROP TROP TROP de photographes et de badauds parasites qui ont plus que jamais transformé ce bel évènement en une véritable chasse à cours. Je ne me suis jamais autant battu pour obtenir de jolies photos naturelles (merci Elena Perminova).
Il n’y a pas de photo digne sans respect, empathie envers les personnes que l’on prend en photo. Il n’y a pas de photo digne sans amour pour l’art. Car ce respect, cette empathie et cet amour sont à leur unique au service, et non à celui d’un magazine uniquement intéressé par accumuler du contenu sur son site afin d’y placer de la publicité encore et encore. C’est parce que je n’ai jamais autant souffert durant cette dernière fashion week parisienne que je n’ai jamais autant aimé celles que je prenais en photo, que je ne me suis jamais autant battu pour leur offrir des photos uniques, différentes,
C’est parce que je n’ai jamais autant souffert durant cette dernière fashion week parisienne que je n’ai jamais autant cherché à trouver ou provoquer des sourires, car qu’est-ce qu’un sourire que l’on vous rend sinon que de l’amour et de la considération.
Car lorsque vous être rempli d’amour et d’affection vous émanez de générosité, une générosité qui désarme et qui vous ouvre les coeurs. « RESPECTE celles que tu prends en photo Lukasz, ne les arrête pas, laisse-les vivre et tu verras, tu seras récompensé au delà de ce que les autres photographes n’auront jamais. C’est cela Style and the City ». Lukasz a suivi mes conseils : le résultat est là. Merci Frida Gustavsson.
Lukasz Pruss est le jeune homme qui m’a hébergé la première fois que j’ai découvert New York. Nous sommes amis maintenant et c’est avec plaisir que je l’ai invité à découvrir la fashion week parisienne et à travailler à mes côtés. Je lui ai dit de respecter la Femme, de ne pas la prendre pour un porte-manteau, pour un objet. Je lui ai dit qu’un sourire avait plus de valeur à mes yeux qu’un sac.
Je lui ai dit que c’est parce que Style and the City n’a pas les mêmes valeurs que les sites et magazines féminins que nous devions défendre nos valeurs et notre différence coûte que coûte, tout comme Jack devait défendre l’île au péril de sa vie (cf LOST). « Il est temps d’humaniser la mode ! » : tel est le slogan sur mes cartes de visite depuis octobre 2007. Je regarde cette photographe prendre en photo un sac à main en se désintéressant complètement de l’être humain qui le possède et je réalise à quel point j’ai une nouvelle fois été devin.
9 photographes !!! UN MUR !!! Impossible de passer sans céder son image. Aucun de ces photographes n’était là il y a seulement 2 ans sauf un.
La femme en tant qu’être humain, en tant que personnalité n’existe plus pour 99,99% des photographes au service des magazines et sites féminins. Triste. Le bonheur est devenu synonyme de chaussures.
ou de bracelets…
Ma photographie a beaucoup souffert en quantité et en qualité de ces innombrables badauds et photographes, surtout japonais. Il y 2 ans, quand les photographes étaient moins nombreux, les personnes étaient moins sollicitées et pouvaient discuter, rire entre elles et marcher tranquillement sans être constamment arrêtées. Moi je pouvais les repérer au loin et prendre le temps de bien me positionner, de bien cadrer et de régler mon appareil photo. Sans compter l’autofocus qui se déterminait sans trop de problème. Ce n’est plus possible aujourd’hui.
Les photographes ont pris leurs photos, vous pensez pouvoir enfin prendre votre photo naturelle, et bien NON. Car après, ces photographes accompagnent les personnes pour leur extorquer les marques de leurs vêtements. Et vous, vous ne pouvez toujours pas prendre vos belles photos naturelles.
La photographe a enfin ses marques de vêtements et vous pensez pouvoir prendre enfin votre belle photo et révéler la beauté naturelle et le sourire de cette femme ? Et bien toujours NON. Car d’autres photographes se jettent aussitôt sur elle comme des piranhas sur un morceau de viande. Et hors de question de respecter sa tranquillité : qu’importe le désagrément, du moment qu’ils ont leurs photos et les marques pour leur magazine.
Résultat : les sourires disparaissent et les femmes en arrivent à marcher tête baissée dans l’espoir de ne pas se faire alpaguer.
Habituellement souriante, Taylor Tomasi n’affichait plus la joie de vivre que je lui connaissais.
J’en étais triste à en maudire ces photographes sans éducation, sans respect, sans talent.
Pour vous donner une illustration concrète de ce que j’ai vécu, pour vous expliquer pourquoi mes photos ont souffert en quantité et en qualité, voici une séquence LIVE. Les badauds parasites sont là, les photographes japonais aussi. J’ai du mal à trouver ma place et mon appareil à faire la mise au point. Et regardez bien ce que va faire ce photographe japonais qui passe devant moi…
Alors qu’il me voit photographier cette femme qui avance vers moi, il se met devant moi, son gros objectif devant le mien.
Je n’ai plus d’angle pour faire une belle photo, l’autofocus n’a pas le temps de faire la mise au point. Ma photo est floue.
Des situations comme celle-ci, j’en ai vécues tous les jours. Des centaines au total. Une nouvelle preuve ? Quelques secondes plus tard arrive la belle Caroline Issa. Je pris pour qu’elle puisse arriver vers moi tranquillement. Mais même Dieu ne peut rien contre cette catégorie de photographes.
A ma gauche une personne entre dans mon champ de vision : je me décale de justesse.
Remarquez cette femme à gauche qui réussit à esquiver les photographes…
Je recule très vite afin de la conserver dans mon champ de vision. Mon appareil photo en bave : je lui en demande tellement et il est tellement moins sophistiqué que les bazookas de ces photographes. La scène se passe très rapidement.
Une personne derrière moi m’empêche de reculer plus : je fais ce que je peux, mon appareil aussi. la photo est de nouveau floue. J’enrage. Mais journalistiquement parlant, mes photos ne sont que le reflet de la réalité. Des conditions de travail difficile et des sourires qui font place à la tension, aux visages tirés, agacés.
Sauf que si mes valeurs m’interdissent de déranger une personne pour lui prendre sa photo, pour d’autres photographes, les mots RESPECT et ART, ne font pas partie de leur éthique. Qu’importe les sourires et la joie de vivre, du moment que j’ai un manteau à montrer à mes lecteurs ou à mon rédac chef.
TRISTE.
Je souffre artistiquement parlant. Je souffre humainement parlant. Quelque soit les domaine, trop est l’ennemi du bien.

Je ne peux pas et ne veux pas me mêler à cette meute de photographes. Cela a pour conséquences de me priver de certains points de vue.
Alors je prie pour que la belle et super sympa Alexandra Golovanoff se retourne…
Afin que je puisse immortaliser une express, une émotion ou son joli sourire au mieux.
J’attends, j’attends mais la fashion week a changé…
car je n’ai plus le luxe d’avoir 10 seconde pour prendre un photo. Les badauds parasites ne m’en offrent même pas 4. A droite, à gauche, devant, derrière, il y a trop de monde. L’art doit faire des concession ou revenir plus tard. j’en suis désolé Alexandra, j’ai fait de mon mieux pour révéler ta beauté naturelle. Ce n’est que partie remise.
L’art. Je me suis réfugié dans l’art. Cet art qui consiste à non pas à appuyer sur un bouton pour prendre une photo mais à voir la vie comme une succession de tableaux, à analyser les situations pour en capter ce qui les rend unique et éphémère,

à voir ces détails que les autres ne voient pas, car ils ne sont pas en harmonie avec la Vie, la vraie, celle qui regorge de beauté. La vie est un ballet, où chaque personnage suit une chorégraphie que Dieu a écrite pour toi. Il te suffit d’ouvrir ton coeur et tu la verras.
Ton appareil photo peut merder, tu as gardé « l’oeil ». Cet oeil qui te fait comprendre la scène. Tu devines ce qui va se passer et tu te positionnes en conséquence : il y avait un tableau de la vie et toi tu l’as vu. Les autres ont pris en photos des sacs et des chaussures : toi tu as photographié la vie, tu lui as rendu hommage.
Souvent, je n’avais pas 3 m ni 3 secondes pour prendre une photo techniquement parfaite. Mais je préfèrerai toujours une photo floue avec une once d’émotion et d’art qu’à une photo nette d’une paire de chaussures ou un visage triste.
Tu peux aussi faire de l’art en prenant des photos fixes. Il te suffit de vouloir sublimer ton model. Par ton cadrage, par ta relation avec elle, tu sauras lui offrir une photo unique.
Certaines ne savent pas à quelle point elles ont rendez-vous avec l’art.
A toi de le leur révéler.
N’oublie pas : les détails ont leur importance car ils sont autant de surprises à découvrir lorsqu’on regardera tes photos une nouvelle fois. Surprend tes lecteurs; ils te remercieront.
Mets en scène tes models, offre-leur l’opportunité de se surprendre, pense à eux avant de penser à toi car c’est comme cela que tu progresseras dans la photo.
Style and the City m’a fait mûrir. Cette souffrance que j’éprouvais durant cette fashion week, je l’ai combattue an allant chercher des rayons de soleil. Des sourires,
une timidité ravissante,
une carte postale,
un moment de vie,
encore des sourires,
et quand cela n’était pas évident aux yeux du simple photographe, je me mettais en mode « amoureux »,
ce mode qui me permet de sentir le charme d’une personne, ce mode qui me permet de comprendre sa photogénie,
qui se passe de sacs et de hauts talons. Car la beauté est dans le regard de celui qui aime. CLIC !
N’est-ce pas Frida Gustavasson !
L’art, réveler la beauté naturelle mais aussi les rires et éclats de rire : voilà ce que j’ai cherché, voilà ce qui m’a permis de tenir, de m’en sortir.

Un sourire ou un éclat de rire naturel ne se demande pas : il est le fruit d’une relation humaine, sincère, honnête.
Les relations humaines prennent du temps. Cela fait 3 ans que je prends en photo les personnes de la fashion week. Elles me connaissent, connaissent et apprécient ma façon de travailler, mes valeurs, mes photos… Style and the City.
Ne sois pas pressé : apprends, travaille, toujours dans le respect des personnes et de l’art.
On finira par remarquer ta différence, on finira par apprécier ton travail. N’exige rien : travaille, sois passionné et respectueux.
Regarde cette scène : d’un côté tu as une journaliste qui harcèle un mannequin pour obtenir les marques de ses fringues, de l’autre un mannequin qui en a marre. Et derrière tu peux encore voir une photographe à l’affût de sa future proie. TRISTE. ECOEURANT.
Si tu quittes ce monde obscure des photographes de street style parasites, de magazines pour devenir un photographe humaniste, tu sauras trouver les mots pour redonner le sourire à la plus triste des personnes. Tu sauras lui offrir non pas une photo de ses vêtements (elles sait à quoi ils ressemblent ! lol) mais un moment de vie unique. Ton art est au service de l’être humain, pas d’un magazine ou d’un site qui ne cherche qu’à avoir plus de contenu pour pouvoir mettre encore plus de publicités débiles sur lesquelles plus personnes ne cliquent. Mais chuuuut ! Ils ne veulent pas le dire aux annonceurs.
Il est temps d’humaniser la mode.
Il est temps de se réveiller !!
Il est temps d’arrêter de massacrer cette fashion week. Tant que Style and the City vivra, comptez sur moi pour combattre ces parasites de photographes et vous offrir non pas les plus belles photos techniquement parlant, mais les plus généreuses.
Jamais je ne pointerais mon appareil photo à 20 cm d’un visage comme beaucoup de photographes le font. Quelle honte ! Je les ai montré à mon ami Lukasz et lui ai expliqué que ce comportement était le comportement le plus idiot et méprisable qui soit, un comportement qui fait honte à la photographie.
Lukasz et moi avons un point commun qui nous différencie des autres photographes : nous sommes des réalisateurs, lui de documentaire, moi de reportages et de sketchs. Je lui ai demandé d’utilisé son expérience et ses acquis, de les associer aux valeurs de Style and the City, de surtout ne pas se mêler aux autres photographes afin d’avoir des photos différentes, uniques. Voilà un petit échantillon de ce que Lukasz a fait pour Style and the City… Crée des tableaux de vie !
Accompagne la fluidité de la vie…
Merci Lukasz. Je vous ferai découvrir toutes ses photos dans un article dédié spécialement à Lukasz Pruss.
Voilà pour ce qui est un petit résumé des thématiques que je développerai plus amplement avec beaucoup plus de photos.
Note sur les commentaires : j’ai pris pour habitude de vous répondre directement par email car lorsque vous me déposez un commentaire, je reçois le double par email. Je n’ai plus qu’à cliquer dessus pour vous répondre. cela est plus rapide pour moi.
Merci de m’avoir lu, pardonnez mes retards qui s’explique par un contexte très difficile pour moi. Merci encore et surtout, n’oubliez pas de m’aider en partageant les articles de ce blog en copiant les liens sur vos murs facebook.
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No related posts.







































































Keep holding on !
Oh mon dieu, que j’aimerais etre à la place de ces femmes pour etre prise en photo….
J’aime beaucoup se que tu fais, c’est tellement genial de photographié des personnes, comme ça, sans qu’elles soient forcement connue…
Bravo, j’ai un profond respect envers ton travail.
je sais, je me répète, mais j’aime vraiment ce nouveau tournant dans ta photographie! J’aime particulièrement la photo de la femme avec un long manteau sombre (celle avec le camion de location juste derrière). Parce que si on s’y attarde un peu, on voit qu’elle est sur un pied et ne pose sur le sol que la pointe de son autre chaussure… qu’on voit dans le reflet par terre grâce à la pluie. C’est ce que j’aime dans ces photos. Ma mère dirait que c’est comme un Astérix, on a beau les lire 57 fois, on découvre toujours un nouveau détail.
Quant au travail de Lukasz, je ne crois pas au hasard, et sais pourquoi vous vous êtes rencontrés : J’A-DORE !
Noémie :
I will !
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Sibel :
merci beaucoup pour ton compliment.
Pourquoi ne commencerais-tu pas à prendre des photos ? Tu découvrira un univers de sensations, d’émotions inédits tu verras !
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Maïlys :
merci beaucoup Maïlys pour tes messages et encouragements
Comme je ne peux combattre ces photographes et badauds parasite, la seule solution est d’évoluer
C’est le côté positif de la situation : elle me permet de m’améliorer, d’apprendre.
Quand à Lukasz, oui, je ne crois pas au hasard.
Je l’ai déjà expliqué dans un long article sur la lois de l’attraction.
Il y avais aussi des vidéos
C’est ici : http://www.styleandthecity.com/street-style-paris-fashion-week/2009/03/23/le-pouvoir-de-la-pensee-positive-ou-les-lois-de-lattraction-the-power-of-positive-thinking-and-the-laws-of-attraction/
Merci encore
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Kamel Lahmadi
ne rêve pas ta vie, vis tes rêves !
Impresionante!!
love the firts dress!!
Hilarious to see all the photographers lined up. It’s like they all are racing. I imagine first one with pics up online wins!
un GRAND merci pour ces photos!
ça fait du bien de voir de la personnalité ressortir au travers des photos!
c’est de plus en plus rare et surtout dans le monde de la mode!
j’adore ce style de photos, c’est vivant quoi!
les photos de frida sont juste magiques!