-
Chers amis, chers lecteurs, bonsoir. Combien d’entre vous ont croisé des personnes qui vous ont marqués par leur style, leur charme, leur beauté naturelle au point de vous dire : « Dommage que je n’ai pas mon appareil photo avec moi » ?. Moi c’est tous les jours de balade dans Paris. J’essaie de me sevrer du street style en ne prenant pas tous les jours mon appareil photo avec moi sinon, c’est tous les jours que je passerais à faire du street style, humaniste bien sûr !
Je suis quelqu’un de très sensible et une des qualités que je vénère est la générosité. La générosité me touche, me transporte, me fait pleurer, encore plus facilement quand elle vient d’une personne que je ne connais pas et qui ne me doit rien. C’est pour cela que je refuse qu’on me suive durant mes balades parisiennes : pour éviter que l’on me voit pleurer, snif snif. LOL. Au cinéma, c’est pire. J’ai pleuré sur « La couleur des sentiments » mais pas sur « Twilight ». Faut pas pousser la charrue trop loin quand même !
Je vais dédier cet article à quelques personnes en qui j’ai senti beaucoup de générosité. C’est cette générosité qui rend les personnes que je prends si photogéniques. Et je vais vous le prouver en fin d’article. Attention, c’est parti !
1 – Elle n’est pas dans ELLE, tant pis pour ELLE.
Vous risquez de ne pas me croire, mais je vous promets que la propriétaire de ce sourire de fin de rencontre, n’était pas très partant au départ pour être prise en photo.
Au départ, rien n’était gagné pour moi. J’avais juste en face de moi une demoiselle qui farfouillait dans son sac.
Ok, le style bobo typiquement parisien est là mais pour moi, cela ne suffit pas. Il faut que je « sente » la personne. Ses longs cheveux lui cachent le visage. Ses mains étant occupées à maintenir et à fermer son sac, je sais qu’elle devra basculer rapidement sa tête en arrière pour découvrir son visage de ses cheveux qui lui cachent la vue. Le moment tant attendu arrive, elle se redresse, ses cheveux basculent en arrière et je pousse un « Wouah ! » de satisfaction.
Et je vois déjà vos réactions : « Mais Kamel, elle a le visage tendu et fatigué, comment peux-tu dire « Wouah ! ».
Je peux le dire car c’est toute la différence entre le street style de magazine et le street style humaniste. Quand le jour viendra où vous pourrez voir la vie avec votre coeur, « sentir » les gens au delà de leur tenue vestimentaire, vous ferez un grand bon en avant dans l’art d’apprécier la photographie.
Moi, ce que je ressens à ce moment là, c’est une femme que le stress commence à envahir. Le stress peut vous renfermer sur vous même ou être un appel à une bouffée d’oxygène. J’ai ressenti cet appel. Ne me demandez pas comment, car nos ressentis sont par définition personnels. Parcourez les rues aussi longtemps que moi, c’est comme cela que vous développerez un ressenti de bonne qualité. Elle m’a non seulement laissé la photographier dans sa course à la montre mais en plus a joué le jeu, mon jeu, celui qui consiste à aller au delà de l’évidence, à révéler ce petit truc qui fait « crac boum hu ! ». Regardez tranquillement chaque photo, aussi bien d’un point de vue cadrage, photographique que d’un point de vue humain. Et vous comprendrez alors pourquoi je lui rend hommage dans cet article. Si vous al connaissez, avertissez-là ! Merci d’avance.
2 – L’anglaise
A son style, j’avais deviné qu’elle avait toutes les chances d’être étrangère. J’aurais du parier.
Au départ, j’étais caché derrière une voiture. Mais il y avait un truc qui me disait d’essayer. Bien sûr il y avait aussi son gros sac et son bonnet de Schtroumpf.
Lorsque je me remémore cette rencontre, c’est son extrême disponibilité à mon égard qui revient à la surface. J’ai essayé de ne pas trop lui prendre de temps car elle aussi devait partir. Mais sur le peu de temps que j’avais, elle m’a offert son entière collaboration. Je l’ai coachée, mise en scène par moments et elle a toujours joué le jeu, même dans des situations pas évidentes. Evidemment, j’en profite un maximum quand je rencontre ce genre de gentillesse. Je teste certains cadrages, certaines attitudes, certains mots et stocke le résultat dans ma mémoire. C’est comme cela que je progresse. Je la remercie encore une fois du fond du coeur pour sa générosité.
3 – Plus glamour que dans GLAMOUR.
Lorsque je rencontre une adolescente, je sais que dans 90% des cas, elle va se trouver moche, pas photogénique, trop grosse et patati et patata. »Et pourtant ! » comme dirait mon ami Charles Aznavour (je vous conseille « Hier encore »). Lorsque vous rencontrez un visage que l’on peut objectivement qualifier de « beau », votre mission en tant que photographe humaniste est d’aller au delà de l’évidence et de capturer ces petits moments de grâce qui ne durent qu’une fraction de seconde. Car c’est là que réside le charme, cette notion au combien subjective mais qui à mes yeux, dépasse la beauté.
Rien n’est jamais acquis par avance pour le photographe de street style humaniste car il n’interrompt pas la vie et les femmes pour les réduire à des porte-manteaux, mais il se fond dans la vie pour ne faire qu’un avec elle. Et lorsque la vie se rend compte que le photographe humaniste la suit en cachette, la vie lui sourit car elle sait qu’il ne veut pas se servir d’elle mais lui rendre hommage.
Elle attendait sa copine qui devait arriver dans les 5 minutes. J’en ai profité pour analyser son visage, apprécier ses expressions. Quand je parle à une femme que je vais photographier, mes yeux deviennent des caméras et mon cerveau un véritable ordinateur. Elle ne le sait pas mais j’enregistre ses moindres gestes, les formes de son visage, le reflet de la lumière sur sa peau en fonction de l’angle de son visage par rapport au soleil, en fonction de ses expressions. Lorsque nous ne nous sentons pas à l’aise devant un objectif, nous avons tous des mouvements parasites qui « pourrissent » la photo : certains crispent leur mâchoire, d’autres se mordillent les lèvres où n’arrêtent pas de parler. Ce ne fut pas son cas. J’avais de la chance : elle connaissait Style and the City. cela me facilite la tache grandement. Je la remercie encore.
4 – Espièglerie
Je n’aurais jamais cru qu’elle s’amuserait autant. Peut-être son style ou son bleu regard mêlant espièglerie et naïveté.
ou son apparente « fragilité » qui nous donne envie de la serrer dans nos bras pour la protéger. Je regarde encore les photos de cette rencontre et ne réalise toujours pas à quelle point une simple rencontre, de quelques minutes seulement, peut embellir votre journée.
5 – Scarf face !
Certaines pensent que je les charrie quand je leur dis qu’elle ont un petit truc. Et pourtant ! (Merci encore Charles). Notre rencontre fut très courte car mademoiselle devait aller chez Colette. De tout façon, elle n’a pas pu durer longtemps car quelques minutes à peine après, l’orage éclata et nous mouilla tous.
Mon appareil photo et son gros objectif m’ont crié dessus : « Kamel, arrêtes tes conneries, range-nous de la pluie bon sang ! Là bas y’a un garage. Allez ! ». Et quand un appareil photo et son objectif d’une valeur de 3 500 € vous ordonnent de les protéger, vous vous exécutez.
6 – La baffe ou le sourire
1 chance sur 2 de me prendre une baffe, 1 chance sur 2 de me prendre un magnifique sourire.
Sarah Zin : Mais je ne comprends pas Kamel, elle sourit pourtant.
Kamel : 0ui, mais là c’est la dernière photo. Si je te montre 1 des 1ère photos, dis-moi si toi tu aurais osé continuer de la prendre en photo.
Kamel : alors ?
Sarah Zin : heuuu, en effet. Moi j’aurais fait semblant de prendre autre chose en photo. Mais dis donc ! T’as des couilles Kamel !
Kamel : 2 ! Et régulièrement j’ai l’impression de ne pas en avoir assez.
Sarah Zin : Et tu ne t’ai jamais pris de claque ?
Kamel : non. Car je « sens » assez bien les personnes maintenant. Et il y a une technique d’approche qui fait que… Essai et tu verras. Je suis sûr que dans 2-3 ans tu commenceras à les « sentir ».
Sarah Zin : tu as eu de la chance sur ce coup.
Kamel : Pas du tout. Car si tu regardes plus méticuleusement la série de photos, tu verras que le sourire de madame n’arrive quà la toute dernière photo, à quelques cm du coin de la rue. Il ne me restait que 3 à 4 secondes pour la convaincre avant qu’elle ne disparaisse définitivement. Et tu sais ce qui m’a permis de la convaincre ?
Sarah Zin : non, dis-moi.
Kamel : désolé, c’est top secret.
Sarah Zin : Grrrrrrr
7 – La rencontre la plus « originale »
Je ne sais pas si le mot original est le bon mot, mais cette rencontre est très spéciale. Spéciale dans le sens où une femme, une fille, n’importe quel être humain, lorsqu’il fait fasse à un objectif et qu’il accepte d’être pris en photo, aura tendance à se valoriser. Et bien là, ce fut le contraire. Au départ, je me demandais pourquoi elle faisait toujours la moue malgré mes vannes supersoniques qui en auraient déridé plus d’une. Et puis j’ai compris.
J’ai compris qu’elle se considérait comme un personnage : l’attitude devait aller avec le style. J’ai compris que son personnage était un personnage qui faisait tout le temps la moue, boudait. En comprenant cela, j’ai compris que ce que je prenais pour un défaut, était une qualité en ce sens qu’elle m’offrait une attitude originale, différente à photographier. Pour une fois, ce n’est pas moi qui ai eu à montrer le chemin mais mon model. Et pour cela je lui en suis extrêmement reconnaissant.
9 – La vraie vie, toujours plus belle que photoshop !
Il ya quelques jours, je suis tombé sur un article américains parlant d’un nouveau logiciel pouvant traquer les trucages et retouches de photos via photoshop. Incroyable et effrayant de voir à quel point les lectrices sont bernées : http://www.cs.dartmouth.edu/farid/downloads/publications/pnas11/
A la différence du photographe de mode ou de street style, le photographe humaniste ne vas pas utiliser photoshop pour truquer ses photos. Car pour lui, les photos doivent véhiculer d’abord une histoire et de l’émotion. 90% d’une photo « humaniste » se fait au moment du shooting. Les 10% sur photoshop sont utilisés pour rendre la photo fidèle à ce que l’oeil à vu : lumière, couleurs. Pas plus. Parce qu’un appareil photo ne sera jamais aussi performant qu’un oeil humain, il y a toujours des correction de luminosité et de couleurs à apporter. Et pour vous prouver que 90% de la photo se fait au moment du shooting, comparez cette photo de fin de shooting à
cette photo de début de rencontre et dîtes-moi si Dieu Photoshop aurait pour rendre cette photo plus chaleureuse !
NON. Dieu photoshop est impuissant. Par contre toi tu es tout puissant. En trouvant les bons mots pour redonner confiance à une femme à qui tous les jours les magazines, les publicités lui rappellent qu’elle n’a plus 20 ans, qu’elle n’est plus aussi belle et glamour. Ton rôle à toi en tant que photographe humaniste est de réussir à lui « délaver » le cerveau. Tu es seul face à une industrie médiatique qui sévit depuis des lustres. Tu n’as ni leurs milliards ni 50 ans pour convaincre cette femme. Tu dois juste croire en ce que tu fais, en ta mission, en tes valeurs. Et tu verras, les mots viendront facilement et elles sentiront la sincérité et la noblesse de ta démarche. Mais pour cela, tu ne dois pas succomber aux sirènes de la mode, des tendances, des dictats. Ce fut une belle rencontre que je vous invite à voir et revoir.
——–
Merci d’avoir partagé ce moment avec moi. Je remercie encore toutes ces femmes, ces jeunes femmes, ces filles qui m’ont accordé quelques minutes de leur temps et surtout leur confiance. Si vous me croisez dans Paris, j’espère que vous me ferez confiance également.
N’hésitez pas à partagez, likez cet article et tant d’autres car c’est comme cela que vous m’aidez à défendre et répandre mes valeurs.
Et pour ceux et celles qui ne savent pas encore que Style and the City c’est aussi une superbe application iPhone iPad, téléchargez-là donc sur iTunes maintenant. Au plaisir d’y lire votre commentaire. Passez une excellente soirée. Il est 1h07 du mat, je dois bosser sur l’application iPhone iPad maintenant.
————-
















Des gens vivants!
Tu nous fais du bien!
x
Alex @ Harvested
Ca rafraichi de voir des vrais gens et de tous les ages!
Well done!
x
Yes, Bravo Kamel !
Passe sur Toulouse un de ces 4 !
Sinon, seul bémol en ce qui me concerne : je confirme, très belles photos, très belles femmes de surcroit ! mais penses-tu qu’une jeune femme de 1m55 avec quelques formes (mais celà dit assez stylée) pourrait avoir l’honneur de faire connaissance avec ton objectif ?
En gros : « marre des meufs filiformes » !
Bonne continuation !
Première Visite et Grande Surprise !
J’aime vraiment cet aspect « tout le monde a son style » !
Hey,
Juste pour te dire que la fille ravissante et boudeuse N°7 ressemble à s’y méprendre a une actrice en anglaise qui avait un joli rôle dans Skins! Elle s’appel Kaya Scodelario. Regarde, c’est peu être elle!