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Chers amis, lecteurs, futurs votants, bonjour. En janvier 2009, je décidais de ne plus couvrir la fashion week haute couture parisienne pour des raisons que vous devinez je présume. 3 ans après, Nikon me fait le privilège de m’équiper d’un superbe Nikon D3s associé au non moins terrible 70-200 mm f2,8 afin que je puisse vous offrir de magnifiques reportages photos street style et fashion week durant mes fashion week de New York et de Paris. Je me dis que je devrais en profiter de la fashion week haute couture qui s’est terminée hier pour me refaire la main sur cet équipement. Après tout, 3 ans se sont écoulés et la fashion week haute couture devrait être plus coole à couvrir.
Tu parles Bernard ! LOL. Une amie qui a pris conscience du phénomène street style et fashion week m’a dit que cela ne servait à rien de râler contre certains comportements, que je ne pouvais pas changer le système à moi tout seul. Et elle a raison. Alors si je m’énerve encore sur le moment quand le respect entre photographes n’est plus là, mon énervement retombe dans les secondes qui suivent car j’ai programmé mon cerveau en mode « Sers-toi des circonstance pour adapter ta photographie ». Si ce programme existe depuis longtemps en moi, je ne l’ai jamais autant utilisé que durant cette dernière fashion week. Les situations difficiles devenaient des challenges à relever pour le photographe humaniste que je suis et qui s’est donné pour mission de capturer la beauté de la vie, de l’instant.
Hier donc, j’ai eu la chance de retrouver Willy Cartier, un charmant mannequin français que j’avais rencontré par hasard dans les rues de Paris (beaucoup de rires ce jour-là) et dont le charme n’a d’égal que la gentillesse. Vous connaissez tous maintenant ma théorie sur le secret de la beauté naturelle et de la photogénie : bonheur et générosité.
Lorsque je posterai toutes les photos de Willy, vous réaliserez qu’il a le potentiel pour devenir l’un des Top models masculin les plus demandés. Dans l’immédiat, un petit moment et 3 petites photos avant beaucoup d’autres à venir.
Le marché du street style ayant explosé, le nombre de photographes a également explosé et donc également les sollicitations auprès des mannequins pour poser. J’ai beaucoup d’affection pour les mannequins car leur vie n’est pas facile. Dernière le glamour de leur métier, beaucoup de sacrifices, d’efforts, de stress, de doute. Rappelez-vous que malgré leur grande taille, ‘elles n’ont souvent pas même 20 ans. Alors quand je les vois, c’est à mes petites soeurs que j’adore que je pense. Mon coeur se remplit d’affection, une affection d’autant plus grande qu’une nuée de photographes les encercle. Alors tout comme le grand frère aimaient faire rire ses petites soeurs, j’essaie de leur redonner le sourire.
Ne me demandez pas de vous révéler ce que je leur raconte. C’est un secret de famille (mon père adore faire rire et il ressemble à Louis de Funes en plus !)
Le photographe humaniste est celui qui n’oublie pas que la vie sera toujours plus belle que la mode. L’artiste en lui est celui qui est capable de renoncer pour trouver l’inspiration ailleurs. Alors que les mannequins sont « pourchassées », je décide de quitter le lieu du crime pour voir ce qu’il se passe aux alentours. Si je ne peux pas prendre de photos « différentes » des autres, j’arrête. Un grand joueur de poker accepte de perde en bon joueur car son plaisir est dans le défi, dans le challenge.
Au loin j’aperçois sur le trottoir d’en face une fille en train de balader son gros bull dog. Je l’arrête et lui propose un shooting improvisé. Je les mets au milieu de la rue et invente une mise en scène rapidement. La voir se débattre avec monsieur était plus que drôle.
Monsieur aimait un peu trop me renifler de près et vu ma taille, vous devinez quelles parties. Ce qui me mettait en mode « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Mais ce fut un beau moment dont voici un petit échantillon que j’espère vous apprécierez.
Sur les 3 jours de fashion week haute couture, il a beaucoup plu, surtout le second jour. Je n’ai donc shooté que 2 jours quasiment. La période étant plus courte, je me devais de trouver un angle de reportage assez rapidement en fonction des conditions très difficiles. Comme je ne pourrais jamais changer le système, comme chaque photographe a sa vision de la photographie, je dois le respecter et m’adapter.
Et Dieu, s’il existe, aime me poser ce genre de challenge car il sait que je m’adapterai, que je préfère la Formule 1 auconfort des autos tamponneuses. Il a transformé ma photographie en chasse au trésor. Ma récompense : des moments éphémères de pure beauté naturelle, cette beauté non contrôlée, non provoquée. Un moment où l’on est soi. Tout simplement.
Ai-je réussi à capturer de beaux moments de pure beauté naturelle ? OUI.
Ai-je réussi à rendre hommage à ces femmes qui me récompense de leur sourires et éclats de rire complice ?
Vous le découvrirez dans les prochains articles. D’ici là, je vous invite à prendre un parapluie. Lol.
Merci de m’avoir lu et merci à ceux qui partagent mes valeurs. Le monde est aussi beau qu’on veut le voir et le rendre beau.
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Belle réussite avec la demoiselle au bouledogue ! Bravo à vous 3
J’adore le collier argent sur le col Claudine façon verre brisée
You should come at Athens, Greece at some point, too! =)